Azerbaïdjan et Kurdistan

15 jours/14 nuits

 

« Azerbaïdjan et Kurdistan » est un voyage idéal pour découvrir la culture azérie, les églises orthodoxes, les bazars de la route de la soie et la fête juive, Pourim. Le circuit, en plus des paysages à couper le souffle, nous offre l’occasion de découvrir les lieux de culte et le Bazar par excellence dans le monde, bazar de Tabriz. Ce dernier a reçu la visite de célèbres explorateurs de la route de la soie, dont le grand voyageur vénitien Marco Polo. Tabriz est situé dans le nord-ouest de l’Iran, dans la région appelée l’Azerbaïdjan iranien. Cette ville fascinante, nichée sur les pentes du mont Alborz, se révèle aux yeux du visiteur par sa nature exubérante et sa richesse architecturale de style azéri. Ce style définit dès le premier instant une divergence anthropologique due au simple fait que dans la région de l’Azerbaïdjan iranien, on parle principalement l’ancien azéri.

« Azerbaïdjan et Kurdistan » est une plongée dans l’histoire de la Perse à travers des sites de grande importance historique tels que Takht-e Soleiman, Bisotun et la forteresse de Babak. Nous visiterons également les endroits les plus fascinants du pays : le village Masouleh près de la mer Caspienne, le bazar de Tabriz, le bazar de Qazvin, le tombeau d’Avicenne, le village kurde typique de Palangan et la maison kurde de Sanandaj, la ville qui nous permet de mieux connaître l’histoire du peuple kurde, et enrichit notre bagage culturel. L’Iran cache de grands trésors que l’on découvre en visitant l’architecture des belles villes jusqu’aux origines de l’architecture seldjoukide dans les célèbres villes azerbaïdjanaises. Après la visite de Qazvin, le voyage se poursuit vers Masouleh et puis Ardebil, la ville du philosophe et penseur safavide Sheikh Safi. D’Ardebil, nous nous dirigerons vers Jolfa où nous visiterons le monastère Saint-Stepanos (Saint-Étienne) qui se cache au milieu des montagnes pittoresques dans le nord-ouest de l’Iran. Le voyage continue vers Tabriz, Sanandaj, Kermanshah et Hamadan où nous aurons l’occasion de découvrir l’histoire des Mèdes à Ecbatane et de visiter le mausolée d’Esther et Mardochée. Nous arrivons enfin à Zanjan, la capitale du cuivre et du couteau iranien. Ce sont les villes iraniennes typiques qui révèlent, une fois de plus, la multiethnicité de l’Iran. « Azerbaïdjan et Kurdistan » est un voyage qui traverse la région de la mer Caspienne et le nord-ouest du pays jusqu’à la région du Kurdistan, où la popularité, l’élégance de la nature et l’hospitalité de ses habitants pourront satisfaire même les plus exigeants !!

LIEU DE DÉPART / RETOUR Aéroport international IKA
HEURE DE DÉPART Veuillez arriver au moins 3 heures avant le vol.
INCLUS
Repas Hébergement
Transport local Guide professionnel
NON INCLUS
Frais d’entrée
Vol domestique

 

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Jour 1 : Arrivée à Téhéran

Arrivée à Téhéran, la capitale iranienne, située au pied du mont Alborz. Accueil par le représentant de l’agence SITO travel. Transfert à l’hôtel. Nuit à l’hôtel.

 

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Jour 2 : Téhéran

On commence par la visite de la capitale, la ville la plus dynamique et la plus effervescente de l’Iran. Avec une population de plus de 8 millions d’habitants, la métropole iranienne montre sa complexité dans une atmosphère chaotique comme toutes les grandes villes du monde. Cependant, Téhéran est une pierre angulaire de l’histoire moderne car elle offre ses musées extraordinaires aux voyageurs, comme le Musée des Joyaux de la Couronne, qui présente la collection la plus importante au monde. Ces dernières années, les avancées artistiques, les interventions architecturales et la renaissance de nombreux cafés de style traditionnel ont fait de Téhéran un labyrinthe fascinant, qui émerveille les voyageurs partout dans la ville.

Les visites de Téhéran :

  • Le musée national de l’Iran expose l’histoire, l’art et la culture à travers des découvertes archéologiques du sixième millénaire avant JC jusqu’à la période islamique, le septième siècle après JC. Il y a une merveilleuse collection de céramiques, de poteries et de bronze dans ce musée et en plus, chaque semestre, une exposition temporaire est organisée avec les objets archéologiques les plus précieux, empruntés à d’autres musées tels que Venise, Berlin, etc.
  • Le palais du Golestan, situé près du Grand Bazar de Téhéran, est un complexe remarquable qui trouve ses racines au 16ème siècle, lorsque Téhéran s’est lentement transformé d’un simple village en une véritable ville. Golestan signifie « jardin des fleurs » un exemple clair des jardins persans. L’histoire iranienne moderne est tellement redevable à cette collection que Mohammad Reza Pahlavi y a couronné en annonçant qu’il était le successeur de Cyrus le Grand. Ensuite, nous visitons l’entrée du Grand Bazar de Téhéran, où ils vendent « cuits et crus » et, comme affirme le proverbe persan, on peut tout acheter au bazar, du lait de poule à l’âme d’un homme !
  • Le Musée des Joyaux de la Couronne (ouvert uniquement du samedi au mardi) se situe dans un grand coffre-fort avec une porte de 25 cm d’épaisseur au sous-sol de la banque centrale iranienne. Le musée abrite des bijoux royaux, des pierres précieuses, un globe serti de pierreries, une variété de diadème, les couronnes de la dynastie Pahlavi et Qadjar, et le plus grand diamant rose du monde, Darya-e Nour (182 carats). Ce diamant est un symbole de la victoire que Nader Shah a rapportée de l’Inde en 1739, après ses conquêtes réussies.
  • Le musée du tapis est une alternative au musée des Joyaux de la Couronne.
  • Une promenade agréable sur le pont Tabiat « la nature ». Œuvre moderne de la capitale iranienne, Téhéran. Le pont Tabiat est une passerelle piétonne, construite sur l’une des principales autoroutes de Téhéran et relie les deux collines verdoyantes de la ville (deux parcs publics). Le pont a été conçu par une Iranienne de 26 ans, « Leila Araghian ». Depuis son ouverture en 2014, le pont a remporté de nombreux prix internationaux. Leila, elle-même, a dit qu’elle l’avait conçu dans le but de rapprocher les gens.

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 3 : Téhéran- Qazvin- Masouleh

Durant le règne des Achéménides sur l’empire Perse, une série de routes, appelées les « voies royales » ont été construites. Environ 3000 km de routes reliant les différentes satrapies de l’Empire perse, de l’Iran actuel à la mer Méditerranée, en passant par la Turquie actuelle.

La voie royale était à l’origine de la route de la soie, s’étendant de la ville d’Ecbatane située à Hamadan, au port d’Izmir (Smyrne) sur la mer Égée, en Turquie. Darius Ier, durant son règne, a assuré un contrôle constant sur les voies royales afin qu’il puisse garantir la sécurité et la liaison continue entre toutes les satrapies de l’empire Achéménide. La voie royale comportait plusieurs arrêts et il fallait trois mois aux voyageurs ordinaires de la parcourir, tandis que les messagers impériaux avec des chevaux frais la franchissaient en neuf jours. Cette route était le principal lien entre l’Orient et l’Occident. Alexandre Le Grand avait fondé la ville la plus éloignée de l’Empire macédonien, Alexandrie Eschatè, et il a ouvert une route maritime du delta de l’Indus au golfe Persique.

Les itinéraires de la route royale de la Perse, désormais la route de la soie, étaient variés selon les conditions historiques et économiques des pays qui l’avaient traversée : de l’Extrême-Orient, la route de la soie dirigeait les voyageurs vers l’Ouzbékistan, l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Iran où elle passait par Nishapur et Semnan pour atteindre Téhéran, Qazvin et Tabriz et puis se diriger vers la mer Égée. Qazvin trouve ses racines dans l’apogée du commerce sur la route de la soie en Iran. Cependant, avec le déplacement de la capitale safavide de Tabriz à Qazvin, elle est également devenue un centre politique et commercial. Aujourd’hui, la ville de Qazvin offre ses lieux fascinants hérités du passé prospère de cette ville.

Le matin, nous partons pour Qazvin afin de découvrir ses magnifiques sites historiques :

  • Nous nous promènerons dans l’élégant couloir de la Saray-e Sa’d al-Saltaneh, l’un des endroits les plus spectaculaires du bazar traditionnel de Qazvin. Ce caravansérail en briques contient plusieurs portes d’entrée, certaines sont reliées aux rues avoisinantes et d’autres sont reliées à différentes parties du Bazar. Les portes d’entrée s’ouvrent sur un vestibule d’un beau style architectural. Il y a un Chahar-Sough sur le côté sud, avec un dôme au-dessus. Autour de ce passage en forme de croix latine, il y a 16 salles à un mètre de haut et des portes en bois sculpté.
  • Mausolée de Shahzadeh Hossein, le complexe religieux qui comprend une mosquée et le mausolée du fils du huitième imam chiite, enterré à Mashhad. Le mausolée rappelle un palais avec son jardin clos, ses rangées de plantes, son petit iwan, ses niches, ses pierres tombales et ses précieuses décorations en carreaux bleus et crème. La façade de la porte principale est constituée de six minarets. La tombe est couverte d’un dôme jaune-bleu. La partie centrale du bâtiment est décorée de nombreuses mosaïques miroir. L’intérieur du sanctuaire est décoré de miroirs, de cristaux et de lustres, typiques des lieux de culte et des sanctuaires de grande importance religieuse.
  • Chehel Sotoun, le pavillon safavide, faisait à l’origine partie du premier complexe du palais safavide en 1596. Ses décorations safavides et qajars se distinguent clairement : des carreaux, principalement de la période qajar, à l’extérieur, et des peintures murales de la structure safavide à l’intérieur. Dans le développement de l’architecture, le palais Chehel Sotoun à Qazvin anticipe un style particulier sous le règne des Safavides également dans d’autres villes d’Iran comme Ispahan et Zanjan.

Départ pour le village de Masouleh, situé au milieu des montagnes et construit en terrasses. L’architecture de ce village est telle que, le toit d’une maison est la cour d’une autre maison. Les matériaux utilisés pour la construction des maisons sont locaux. Ce type de maisons représente le savoir-faire des générations précédentes en adaptant les conditions géographiques à la technologie de construction. Le village de Masouleh est l’un des villages les plus pittoresques d’Iran qui, sous le contrôle constant du ministère du patrimoine culturel, a conservé son charme éco-architectural.

Dîner dans un restaurant et nuit dans une maison traditionnelle du village.

 

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Jour 4 : Masouleh- Ardabil

La mer Caspienne, géographiquement parlant, est la plus grande mer fermée du monde, avec une salinité de plus de 13,7%. Historiquement, la mer Caspienne était une frontière entre l’Europe et le Moyen-Orient, une barrière qui, au fil des siècles, a contribué à l’échange interculturel entre les peuples et les habitants de ses rives. La partie sud, la côte iranienne, est constituée de sables limoneux fins, et une série de terrasses marines bordées par le mont Alborz. La montée vers le nord du pays, nous permet de nous familiariser avec une autre culture de l’Iran, la culture azérie. Notre voyage continue vers la région d’Ardebil en passant par la belle Gardane-Heyran. Pendant le voyage, nous visiterons la lagune de Bandar-e Anzali, une ville portuaire de la mer Caspienne.

Arrivant à Ardebil, nous visiterons le mausolée du mentor des soufis, Sheikh Safi al-Din Ardabili (15ème siècle).

L’histoire des Safavides, est mise en valeur par la figure mystique du Sheikh Ishaq Safi al-Din, mentor et professeur d’une confrérie islamique soufie basée à Ardabil, dans l’actuel Azerbaïdjan en Iran. La réputation de Sheikh Safi est surtout reconnue pour son idéologie religieuse qui deviendra plus tard la religion officielle de la dynastie safavide. En fait, l’Islam chiite et son développement en Iran, trouve ses racines dans l’étude idéologique et l’école de pensée de ce mentor d’Ardabil.

Le sanctuaire du Sheikh Safi al-Din à Ardabil est reconnu comme l’un des sanctuaires les plus importants d’Iran. Pendant la période safavide, de nombreux politiciens, voyageurs, écrivains et commerçants sont venus d’Allemagne, de France et de Grande-Bretagne en Iran pour visiter la ville d’Ardabil et ont écrit à propos de ce sanctuaire.  Le sanctuaire a été construit entre le début du XVIe siècle et la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une retraite spirituelle soufie qui utilise les formes architecturales traditionnelles iraniennes. Les constructeurs ont su tirer le meilleur parti de l’espace pour offrir de multiples fonctions, notamment une bibliothèque, une mosquée, une école, un mausolée, une citerne, un hôpital, des cuisines, une boulangerie et quelques bureaux. Le site comprend un chemin menant au sanctuaire en sept étapes reflétant les sept phases du mysticisme soufi, séparées par huit portes représentant les huit attitudes du soufisme. Le site comprend également des façades et des intérieurs richement décorés, ainsi qu’une remarquable collection d’objets anciens exposés dans la salle latérale à côté des tombes du Sheikh Safi et de Shah Isma’il, le fondateur de la dynastie safavide.

Shah Isma’il avait un talent remarquable dans le domaine militaire. Il a réussi à rassembler les États soi-disant autonomes, les petits monarques ou les féodaux qui existaient sur le territoire iranien. En outre, Shah Isma’il a ouvert une nouvelle phase des relations internationales avec la République de Venise, la papauté à Rome et la France, pour démontrer son intérêt diplomatique envers les pays européens. D’autre part, il y avait le grand risque d’attaque des Ottomans avec lesquels, les safavides et d’autres dynasties iraniennes étaient toujours en conflit et cela, jusqu’à la chute des Ottomans.

Parmi toutes les lois en vigueur basées sur la philosophie de Sheikh Safi, on note une citation de Tavernier, le célèbre voyageur français, qui a visité l’Iran sous le règne de Shah Abbas. Tavernier a déclaré que bien que les terres autour d’Ardabil aient été excellentes pour la culture de la vigne, le vin était introuvable dans la ville, sauf chez les Arméniens. Dans aucune autre ville d’Iran, il n’était pas aussi strictement interdit de boire du vin qu’à Ardabil, de sorte qu’il était consommé clandestinement comme si les buveurs commettaient un crime grave. La présence du Sheikh Safi al-Din Ardabili et le respect qui lui était dû auraient été la cause principale d’un tel comportement, selon Tavernier. Olearius a écrit qu’en raison du caractère sacré du Sheikh Safi al-Din, l’utilisation d’or ou d’argenterie était interdite et pour cette raison pendant les jours de deuil de l’Imam Hossein et d’autres occasions, seules des cuillères et des assiettes en bois ou en céramique étaient utilisées. Il semble que Sheikh Safi al-Din était si pieux qu’il mangeait dans des bols en bois.

Le bazar d’Ardebil était un carrefour commercial car il reliait la route de Tabriz aux pays bordant la mer Caspienne. La position stratégique et la présence des montagnes et des plaines étendues d’Ardebil enrichissent son ancien bazar avec des magasins de tapis, des herboristeries et la remarquable variété de miel.

Dîner au restaurant et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 5 : Ardabil- Kaleybar

Départ pour Kaleybar et visite de l’impressionnante forteresse de Babak. Nommée d’après son propriétaire, Babak Khorramdin, cette forteresse est un complexe fortifié construit au début du 9ème siècle. Le château a été identifié comme le refuge de Babak Khorramdin, chef du mouvement des Khurramites, qui a combattu en Azerbaïdjan contre le califat abbasside entre la fin du VIIIe siècle et le début du IXe siècle. En tant que tel, le château est devenu un symbole du nationalisme iranien. Chaque année, le château devient le point de rencontre des Iraniens d’Azerbaïdjan qui se rassemblent au pied du château lors de la commémoration de Babak Khorramdin. La fête tombe le premier week-end de juillet.

Selon la plupart des sources historiques, le début de la révolte Babak s’est déroulé en 816-17 sous le règne d’Al-Ma’mun, lorsque les Khurramites ont commencé à infiltrer les districts voisins et à créer de l’insécurité en Azerbaïdjan. Avant ou après cette date, selon certaines sources, le gouverneur de l’Arménie a appris que son père Hartama B. Ayan, malgré ses loyaux services à Al-Ma’mun, a été fouetté et emprisonné sur ordre du calife et a été tué en prison à la demande du ministre Fazl B. Sahl. Hartama a alors prévu de se rebeller et a écrit des lettres aux commandants locaux pour les inciter à défier Al-Ma’mun, mais il est mort à ce stade. L’un de ceux à qui il avait écrit était Babak qui était fortement encouragé de cette manière. Au début, Al-Ma’mun n’a guère prêté attention à la révolte de Babak, évidemment parce qu’il vivait dans le lointain Khorasan et était préoccupé par des problèmes tels que la nomination de son successeur et le contrecoup à Bagdad. Par conséquent, les circonstances contemporaines et l’antipathie populaire envers la domination arabe ont favorisé Babak et ses partisans à organiser la révolte. La défaite de Babak frappa durement les Khurramites mais n’a pas détruit leur mouvement. Les descendants de ses disciples ont évidemment continué à vivre. (Compte tenu de la situation et de l’altitude du château, la visite se fait en fonction du climat).

Dîner au restaurant et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 6 : Kaleybar- Jolfa

Certains viennent en Iran, en espérant trouver, outre Persépolis, les monuments de la culture islamique, la splendeur des mosquées de la période islamique ou, en bref, tout ce qui aurait un rapport avec l’Islam. Tout cela est bien sûr plausible, mais nous ne devons pas négliger la présence des minorités religieuses et surtout les lieux de culte où elles pratiquent leur foi. Pour donner un exemple, il faut aussi savoir que dans le nord-ouest de l’Iran, à la frontière de l’Azerbaïdjan, il y a un certain nombre d’églises anciennes reconnues par l’UNESCO comme des sites du patrimoine mondial. En fait, en Iran, les catholiques, d’un point de vue religieux, sont divisés en trois rites différents : assyro-chaldéen, arménien et latin, et cinq diocèses. La population catholique vivant en Iran est remarquablement petite. 98,79% de la population est musulman (principalement chiites, les sunnites: 5 à 10%), il y a aussi des chrétiens: 0,37% et d’autres religions : 0,84% (y compris les zoroastriens et les juifs). Le critère qui rend ce mélange religieux fascinant est l’arrivée des religions en Iran, la diffusion de la foi et la construction des lieux de culte. Les lieux de culte des grandes religions présentes en Iran sont situés dans des zones différentes selon la présence de leurs communautés. Par exemple, dans la zone centrale, au sud-est, se trouvent les temples du feu des Zoroastriens, tandis que dans le nord-ouest et à Ispahan se trouvent les églises catholiques et dans la partie occidentale de l’Iran, le mausolée d’Esther et de Mardochée, un lieu de culte par excellence de la religion juive. Tout cela rend notre voyage plus intéressant en approfondissant notre connaissance sur les différentes religions présentes en Iran. Le long de la rivière Aras, entre la frontière de l’Iran et de l’Azerbaïdjan, nous visiterons une maison traditionnelle de l’époque qajar.

Dîner dans un restaurant et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 7 : Jolfa- Tabriz

Nous continuons le voyage vers l’autre magnifique lieu de culte appelé le monastère St. Stépanos. Le bâtiment où la pratique du christianisme date du 9e siècle après J.-C. L’église est située dans une zone montagneuse où la rivière Aras (Gihon dans la Bible) coule à travers la vallée de la frontière iranienne, à quelques pas de la capitale de la République autonome de Nakhitchevan. En fait, le monastère est situé au milieu de la nature abondante de la zone frontalière, il est une combinaison de l’architecture iranienne et byzantine qui serait plus tard connue pour le style particulier de l’architecture arménienne. Le clocher du monastère est entièrement octogonal et a une couleur rose saumon due aux pierres taillées dans les rochers des montagnes environnantes. De loin, le monastère ressemble à une forteresse car il possède un portail en bois et en fer forgé, une enceinte fortifiée et une série de tours d’où il était possible d’effectuer la surveillance nocturne. À côté de la salle de prière se trouve un cloître de plan carré où il y a de nombreuses pièces pour accueillir les séminaristes qui ont passé une partie de leur vie à suivre les cours de l’école religieuse du monastère Saint Stépanos. En fait, depuis des millénaires, cette région est une voie de transit pour les commerçants, les armées et les fidèles.

Arrivée à Tabriz. Promenez-vous autour du bassin du jardin El-Goli, la plus grande réserve d’eau du jardin, situé dans la partie est de Tabriz jusqu’à la porte de Téhéran. Pendant la période safavide au XVIe siècle, il a subi quelques modifications et un bâtiment de deux étages a été construit sous le commandement du gouverneur de Tabriz et du fils d’Abbas Mirza, prince héritier de l’Iran. Aujourd’hui, ce bâtiment de deux étages, le parc et la piscine d’El Goli créent l’attraction touristique la plus populaire et la plus fréquentée de Tabriz.

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 8 : Tabriz

La région de l’Azerbaïdjan iranien occupe un petit territoire par rapport à la superficie totale de l’Iran. La région de l’Azerbaïdjan était une sorte d’agora internationale qui a vu tous les mouvements géopolitiques entre les empires safavides et ottomans, ainsi que l’arrivée des ambassadeurs chrétiens pour la diffusion du christianisme. Tabriz a un rôle fondamental dans l’histoire moderne de l’Iran car c’est ici, sur cette terre, que la phase initiale de l’une des plus importantes révolutions iraniennes est née : la révolution constitutionnelle.

Le cœur battant de l’histoire de cette terre était sans aucun doute Tabriz, situé au nord-ouest de l’Iran. Tabriz, la capitale de la province de l’Azerbaïdjan oriental, est aujourd’hui l’une des plus importantes métropoles du pays et un important centre de l’industrie des carreaux, des tracteurs, du textile et du tapis. Elle est également réputée pour la production des fruits secs. La fondation de cette ville historique remonte à 1500 avant J.-C., mais en raison de forts tremblements de terre, peu de bâtiments historiques sont restés debout. En 2012, Tabriz a été choisi comme la plus belle ville de l’Iran et a été nommée capitale du tourisme des pays islamiques en 2018. Tabriz a été la capitale de l’Iran pendant plusieurs dynasties telles qu’Ilkhanide, Qara Qoyunlu et Safavide. De plus, elle était la résidence de la famille royale et du prince héritier pendant la dynastie Qadjar. Tabriz est connu comme « la ville des premiers » et le complexe historique du bazar de Tabriz est le plus grand bazar couvert au monde. D’un point de vue culturel, ce qui souligne l’importance de Tabriz est l’échange culturel et religieux avec les pays voisins tels que la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La visite de Tabriz et de sa riche histoire nous donnera l’occasion de réfléchir aux événements sociohistoriques tels que la révolte du tabac, la révolution constitutionnelle et le statut économique du bazar de Tabriz.

Après le petit-déjeuner, visite de la capitale de l’Azerbaïdjan oriental:

  • Le Musée d’Azerbaïdjan ou le Musée archéologique de Tabriz qui protège un répertoire d’objets historiques exposés dans trois salles principales. Les salles contiennent des objets découverts lors des fouilles en Azerbaïdjan qui pourront nous renseigner sur le passage de l’art persan, de l’Iran à l’Occident. L’un des secteurs les plus intéressants sera évidemment celui de la céramique et de la terre cuite datant des XIIe et XIIIe siècles après J.-C., à l’époque où la calligraphie avait une influence artistique sur la décoration des objets. Outre le Musée national d’Iran à Téhéran, le Musée d’Azerbaïdjan possède la plus grande collection appartenant à différentes époques de l’histoire de l’Iran.
  • Mosquée bleue construite en 1465, sur ordre du souverain Abu al-Muzaffar Jahanshah, mécène et également poète de la dynastie turkmène Qara Qoyunlu. Ce n’était pas seulement une mosquée mais un grand complexe contenant une bibliothèque, un couvent des derviches, un jardin, des bains et un mausolée. Suite au tremblement de terre du 18ème siècle, aujourd’hui, seule une partie de la mosquée est restée debout grâce à la collaboration et à la restauration des archéologues. Le plan de la mosquée a une forme différente de celui des autres mosquées en Iran. En fait, le style particulier de la Mosquée bleue, connu sous le nom de style azéri, est inhabituel pour le monde persan, notamment parce qu’il confirme une influence ottomane à Tabriz. Parmi les photographes, attirés par cette mosquée, on pourrait mentionner Luigi Montabone (photographe italien) qui a photographié la mosquée en 1862. Et voici une description d’Ella Maillart (voyageuse, écrivaine, photographe suisse) de la fascinante mosquée bleue : «Ce sentiment particulier quand vous êtes amoureux et que vous pensez n’avoir jamais compris, jusqu’alors, la splendeur d’un ciel de minuit où les étoiles, différentes les unes des autres, brillent d’un tel éclat qu’elles semblent venir vers vous. Cette mosaïque extraordinaire vous fait rêver d’un coin où chaque étoile est une fleur colorée».
  • Bazar de Tabriz est un complexe exceptionnel qui comprend environ 35 km de passages couverts, avec plus de 7000 commerces, 24 caravansérails et 28 mosquées. L’activité principale à l’intérieur du bazar était la fabrication des tapis, mais il est également réputé pour son orfèvrerie, la vente de fruits secs, d’épices et du célèbre fromage de la région appelé Lighwan. Le bazar de Tabriz en Iran est un bazar traditionnel, et était le centre de la vie économique autour duquel se déroulait la plupart des activités des habitants. Du point de vue architectural, le bazar contenait plusieurs bâtiments dont la forme était adaptée à la basse température hivernale de Tabriz. Le bazar de Tabriz est un exemple brillant car il comprend presque tous les exemples imaginables possibles d’un complexe adapté aux activités économiques : boutiques, ateliers, entrepôts, maison de commerce, caravansérails, passages, intersections. De plus, la deuxième section du bazar était consacrée à des lieux liés à d’autres activités socioreligieuses : mosquées, écoles coraniques, espaces dédiés aux cérémonies religieuses, gymnase traditionnel iranien, salons de thé, tavernes et salons de coiffure. En bref, ce labyrinthe commercial pourra nous faire perdre des heures dans son univers fascinant et nous faire vivre une expérience sensorielle unique. Il suffit de marcher et de prendre une grande bouffée d’air pour s’enivrer du parfum de la cannelle fraîchement moulue, de la laine des tapis de Saray-e Mozaffari, du fromage frais et du pain Barbari, le pain typique des Azéris d’Iran, fraîchement cuit.

Dîner au restaurant et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 9 : Tabriz- Takht-e Soleyman- Takab

Nous continuons le voyage vers Takab. Sur le chemin, nous visiterons l’un des endroits les plus magiques de tout l’Iran : Takht-e Soleyman. Ce site archéologique de la période sassanide est caché parmi les montagnes pittoresques qui nous accompagnent pendant le voyage, faisant de ce site, l’un des plus pittoresques de l’Iran. Takht-e Soleyman, outre son histoire prestigieuse, regroupe une série de critères pour mieux comprendre la culture des zoroastriens et leur lieu de culte. Ici, à Takht-e Soleyman, ce qui surprend chaque visiteur, c’est la beauté raffinée d’un lieu magique où l’eau et le feu se combinent pour créer une terre sacrée où chaque roi devait se rendre avant de poser le pied sur les marches du trône hérité.

Le site archéologique de Takht-e Soleyman, au nord-ouest de l’Iran, est situé dans une vallée au milieu d’une région de montagnes volcaniques. Le site comprend le principal sanctuaire zoroastrien, partiellement reconstruit pendant la période Ilkhan au XIIIe siècle, ainsi qu’un temple dédié à Anahita de la période sassanide, VIe et VIIe siècles. L’architecture du temple du feu, ainsi que celle des salles de rassemblement des rois et d’autres palais, a influencé de manière significative le développement architectural pendant la période islamique qui a eu lieu après la dissolution du pouvoir sassanide au 7e siècle après J.-C. Takht-e Soleyman est aussi associé à des croyances bien plus anciennes que le zoroastrisme, ainsi qu’à des figures et des légendes bibliques significatives.

Le site est formé d’une plate-forme ovale qui s’élève à environ 60 m au-dessus de la vallée environnante. Elle possède un petit puits artésien de calcaire, qui a formé un lac de 120 m de profondeur. De là, de petits ruisseaux transportent l’eau dans les terres environnantes. Les Sassanides ont occupé le site à partir du 5e siècle, y construisant le sanctuaire royal sur une plate-forme. Le sanctuaire était entouré d’un mur de pierre de 13 mètres de haut, de 38 tours et de deux entrées au nord et au sud. Le bâtiment principal est le temple du feu zoroastrien ou Azargoshnasb qui est situé sur la rive nord du lac. Ce temple, construit en briques, a un plan carré typique des temples du feu sassanides. Ce critère architectural des sassanides est devenu un modèle exemplaire pour la construction d’autres lieux de culte de la période islamique. A l’est du temple, il y a une autre salle carrée réservée au « feu éternel ». À l’est se trouve le temple d’Anahita. Les résidences royales sont situées à l’ouest des temples.

Arrivée à Takab. Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 10 : Takab- Sanandaj

Les origines des Kurdes reviennent à un peuple indo-européen installé dans la région du Kurdistan. Les Kurdes sont membres d’un groupe ethnique et linguistique vivant en Irak, en Syrie, au sud-est de l’Anatolie, dans les montagnes du Zagros à l’ouest de l’Iran. La plupart des Kurdes vivent dans des régions contiguës de l’Iran, de l’Irak et de la Turquie, une région géographique assez vaguement définie, appelée Kurdistan. L’Iran et l’Irak reconnaissent chacun officiellement ces entités : la province occidentale iranienne du Kurdistan et la région autonome kurde au nord de l’Irak.  La langue kurde est une langue iranienne occidentale proche du persan et du pashto. On estime que la population kurde est de 30 à 40 millions, y compris des communautés en Arménie, en Géorgie, au Kazakhstan, au Liban, en Syrie et en Europe.

Les Kurdes pratiquaient le mode de vie nomade, vivant de l’agriculture et de l’élevage sur les plaines de Mésopotamie et les hauts plateaux de Turquie et d’Iran. Ils exercent une agriculture marginale, notamment parce que la zone montagneuse empêchait la culture des céréales, ce qui donnait la possibilité de cultiver des arbres. L’application des frontières nationales depuis la première guerre mondiale a empêché la migration saisonnière des troupeaux, obligeant la plupart des Kurdes à abandonner leur mode de vie dans les villages et à se consacrer à l’élevage des moutons et à l’agriculture ; d’autres ont adopté des emplois non liés à leur mode de vie traditionnel. D’un point de vue anthropologique, la culture kurde est radicalement liée à la vie en montagne : la formation des sociétés et des villages dans les vallées du Zagros, les maisons kurdes typiques, le travail constant au printemps et en été pour pouvoir lutter contre le froid glacial en hiver. En bref, la neige, le froid et les basses températures définissent les critères de base de la société kurde ex-nomade. La culture kurde, outre la poésie, les vêtements, l’architecture et les festivals traditionnels, maintient constamment une forme musicale encore pratiquée par les familles kurdes en Iran. Il est intéressant de savoir qu’au Kurdistan iranien, il existe une culture liée à la production de la grenade et que, pendant la saison des récoltes, les villages organisent, chaque année, un festival au cours duquel les femmes apportent les premières grenades sur un plateau en cuivre et les hommes assistent au défilé en jouant de la musique euphorique avec l’instrument de musique typique des Kurdes, « le sitar ».

Arrivée à Sanandaj, chef-lieu de la région du Kurdistan iranien. Nous visiterons le musée archéologique du Kurdistan, la maison kurde, la mosquée Jameh, bazar du centre historique de 1600 sur le modèle de la place Naqsh-e Jahan à Ispahan. La visite de Sanandaj met en évidence la multiethnicité de l’Iran, car en se promenant dans les rues de la ville, on peut découvrir la tradition, les traits du visage, la langue et les vêtements traditionnels du peuple kurde. (En cas de fermeture des musées ou du bazar, les visites seront terminées le lendemain avant de quitter Sanandaj).

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 11 : Sanandaj- Kamyaran- Kermanshah

Départ pour Kermanshah, en cours de route, visite du village kurde Palangan.

Comme à Masouleh, le village de Palangan se développe aussi en terrasses. On pourrait voir l’exemple des maisons traditionnelles kurdes dans ces régions montagneuses : le toit d’une maison sert de cour à l’autre maison. Les matériaux utilisés pour la construction de ces maisons sont généralement locaux.

Dans la plupart des villes froides, les cours des maisons sont situées à un mètre et demi plus bas que les trottoirs, de sorte que pendant la saison des pluies, l’eau courante des ruisseaux et des cours d’eau peut entrer dans le jardin et les réservoirs de stockage d’eau.

Le chauffage des pièces, relativement petites, reste encore le problème le plus difficile dans les régions montagneuses de l’Iran. L’espace consacré à la chambre est souvent froid et les gens utilisent une méthode traditionnelle pour se réchauffer : « Korsi ». Sous une table, ils placent une bassine en métal remplie de charbon de bois brûlant sans flamme ni fumée. La table est dressée avec une couverture très épaisse appelée « Lahaf Korsi ». Les membres de la famille tendent leurs pieds sous la table en tirant la couverture pour couvrir le reste du corps. Du thé et des aliments de grignotage sont servis sur la même table. Cette pièce sert aussi de chambre à coucher et les membres de la famille dorment sous la table ayant le corps au chaud sous la couverture !

Après la visite à Kamyaran, nous partons pour Kermanshah :

La province de Kermanshah est située sur la route stratégique qui reliait la Mésopotamie au plateau iranien. Cette route était militairement et commercialement importante, notamment pour le commerce du lapis-lazuli et de la soie. De plus, la région environnante est riche en sites préhistoriques et historiques tels que Bisotun et le temple d’Anahita. Les fouilles effectuées dans les grottes locales révèlent la présence humaine préhistorique dans cette région. Le site principal, à Bisotun, a été presque continuellement occupé depuis la préhistoire jusqu’à l’arrivée de Darius. Ces témoignages néolithiques précèdent l’apparition des zones civiles dans les régions occupées par différents peuples. À partir du troisième millénaire avant J.-C., la route de Babylone à Ecbatane (capitale des Mèdes à Hamadan), servait de voie de pénétration militaire dans le territoire des Mèdes par les Assyriens.

Les vestiges et inscriptions achéménides et sassanides près de Kermanshah à Bisotun et Taq-e Bostan ont fasciné les premiers auteurs musulmans, les incitant à donner des interprétations imaginatives de ces scènes et inscriptions préislamiques. Les représentations de Khosro et les rois sassanides ont été interprétées avec plus de précision. Les rois sassanides résidaient certainement à Kermanshah, en particulier Khosro II.

Entre la fin de la Première Guerre mondiale et la chute de la dynastie Qajar (1918-25), douze gouverneurs, principalement des chefs militaires, ont servi comme gouverneurs de Kermanshah. Pendant la période Pahlavi, les notables de Kermanshah (laïcs et religieux) ont participé au mouvement de nationalisation du pétrole. À la suite du soulèvement du 21 juillet 1952 à Téhéran, les manifestants à Kermanshah, portant des linceuls, se sont rendus vers la capitale en signe de solidarité avec le Premier ministre Mohammad Mosaddegh et ses partisans. Après le coup d’État de 1953, Teymur Bakhtiar, commandant de la garnison de Kermanshah, a été appelé à Téhéran pour diriger le nouveau gouverneur militaire de la capitale.

  • Taq-e Bostan– Après la chute des Parthes, les Sassanides reprirent le pouvoir en renouvelant un nouvel empire perse: l’Empire sassanide. Le nom sassanide identifie la dynastie qui a régné sur la Perse entre la domination des Parthes et la conquête islamique en 636 après JC. Le terme sassanide dérive de Sassan, qui était prêtre du temple d’Anahita – la déesse de l’eau – à Istakhr, une ville de Fars, qui était à l’époque un royaume de l’Empire parthe. Babak, son fils, gouverneur de la ville, profitant de la guerre de succession entre les prétendants au trône de l’empire au début du troisième siècle, se révolta et se proclama roi de Perse. Ardashir I, également connu sous le nom d’Artaxerxès par les grécophones, a vaincu l’armée parthe et a ainsi conquis les provinces iraniennes et mésopotamiennes restantes et a été couronné Shahan Shah (roi des rois) à Ctésiphon en 226 après JC. Taq-e Bostan est le seul endroit où l’on peut en apprendre davantage sur les détails d’un bas-relief de la période sassanide représentant la succession du pouvoir avec la présence des personnages très pertinents tels que Mitra et Anahita. Le plus grand bas-relief, sous la plus grande arche, représente la scène de la chasse royale par excellence où les détails de chasse abondent comme s’il s’agissait d’un livre illustré.

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 12 : Kermanshah- Hamadan

Dans la matinée, départ pour Hamadan. En cours de route, visite du site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO qui nous permet de connaître les détails du document le plus brillant laissé par Darius en Iran : les bas-reliefs de Bisotun. Continuons vers Kangavar pour visiter le temple d’Anahita (la déesse de l’eau).

  • Bisotun ou Behistun est situé sur l’ancienne route marchande qui relie le plateau iranien à la Mésopotamie et possède des vestiges de la période de la préhistoire à la période médiévale, achéménide, sassanide et ilkhanide. Le monument principal de ce site archéologique est un bas-relief et une inscription cunéiforme commandés par Darius le Grand, lorsqu’il monta sur le trône de l’Empire perse en 521 av. Ce bas-relief représente Darius tenant un arc, symbole de sa souveraineté, et écrasant le buste d’un homme couché sur le dos devant lui. Selon la légende, ce personnage serait Geomat, le magicien du temple, qui prétendait être le roi du trône dont l’assassinat a permis à Darius de prendre le pouvoir. En dessous et autour du bas-relief, environ 1 200 lignes d’inscriptions retracent l’histoire des batailles que Darius a dû mener en 521-520 av. J.-C., contre les gouverneurs qui tentaient de diviser l’empire fondé par Cyrus le Grand. Le texte de Bisotun est écrit en trois langues. Le plus ancien est un texte élamite faisant référence aux légendes décrivant le roi et les rébellions. Il est suivi d’une version babylonienne de légendes similaires. La dernière partie de l’inscription est particulièrement importante, car c’est là que Darius a introduit pour la première fois l’ancienne version persane de sa « Res gestae ». C’est la seule inscription monumentale achéménide connue sur la refondation de l’Empire par Darius I. Elle témoigne également des influences mutuelles dans le développement de l’art et de l’écriture monumentaux dans la région de l’Empire perse. À Bisotun, on trouve aussi des traces de la période mède du VIII-VII siècle av.

Le centre historique de Hamadan, du point de vue urbanistique, a un plan circulaire qui, à certains égards, peut être librement inspiré de la colline d’Ecbatane. En fait, la place de l’Imam joue aujourd’hui un rôle fondamental pour ceux qui veulent explorer la ville et connaître les détails de l’expansion urbaine qui a eu lieu au cours des dernières décennies. La place de l’Imam avec ses rues principales (il y en a six au total) relie la zone centrale aux différents quartiers et lieux de grande importance sociale et religieuse, dont le grand bazar de Hamadan, le mausolée d’Esther et Mardochée et enfin la tombe du grand philosophe et médecin persan Abu Ali Sina (Avicenne).

  • Visite du tombeau d’Avicenne. Il est né vers l’an 980 après J.-C., à Afshana, un village près de Boukhara, dans l’empire perse. Son père, qui avait quitté Balkh quelques années auparavant, était gouverneur. Quelques années après sa naissance, la famille a déménagé à Boukhara. La capitale était un centre culturel très actif qui attirait l’attention des chercheurs, dont Avicenne. Il fait ses premières études avec les maîtres les plus éclairés de l’époque. Compte tenu de la disponibilité des enseignants et des bibliothèques, de la position élevée de son père dans l’administration samanide et de sa précocité, à seulement dix-huit ans, Avicenne était parfaitement instruit dans les sciences grecques.

Avicenne a commencé sa carrière professionnelle à l’âge de dix-huit ans en tant que médecin. Après la mort de son père, il a également été affecté à un poste administratif, peut-être en tant que gouverneur de district. Il a écrit « Canon de la médecine » qui a été utilisé dans de nombreuses écoles de médecine, y compris à Montpellier jusqu’en 1650. Avicenne a été appelé le prince des médecins. Ses écrits ne se limitaient pas au domaine de la médecine mais s’intéressaient également à la musique, à la métaphysique, à la chimie, à la philosophie et à la rhétorique.

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 13 : Hamadan- Zanjan

Les Mèdes, d’origine indo-européenne se sont établis sur le plateau iranien, l’Iran actuel. À cette époque, il y avait de nombreuses petites principautés et différents groupes linguistiques et ethniques : les Gutis, les Lullubis, les Kassites. Plus tard, au 8ème siècle avant JC, le rôle des Mèdes augmenta considérablement. Et, enfin, au septième siècle, l’ensemble de l’ouest de l’Iran et certains territoires voisins ont été attribués au pouvoir des Mèdes. Le point central de la politique des Mèdes était sans aucun doute la région du nord-ouest, dont le centre était la célèbre cité d’Ecbatane ou Hamadan. Le nom de la capitale des mèdes apparaît dans l’inscription de Darius I à Bisotun sous le nom d’Hegmataneh, et est transmis par Hérodote et d’autres auteurs comme Ecbatane. Lorsque les Mèdes ont été soumis aux Perses et accueillis dans le nouvel empire, ils occuperont des positions de pouvoir importantes, à tel point que les Grecs les confondaient avec les Perses eux-mêmes.

De la fin du IXe au début du VIIe siècle av. J.-C., la région des médias était délimitée par les monts Zagros à l’ouest, au sud par la montagne Garrin dans la province du Lorestan, au nord-ouest par les montagnes Qaflankuh dans la province de Zanjan, et à l’est par le Désert de Dasht-e Kavir. Ses voisins étaient les royaumes de Gizilbunda et Mannea au nord-ouest, et Ellipi et Elam au sud.

La matinée commence par une visite de l’ancienne capitale des Mèdes :

  • Hérodote donne une description d’Ecbatane, qui, selon lui, était un complexe architectural construit sur une colline et entouré de sept murs en forme de gradins, l’un s’élevant sur l’autre. Les créneaux de ces murs étaient peints de différentes couleurs et les toits et les colonnes étaient recouverts de plaques d’argent et d’or. On peut constater qu’au VIe siècle avant JC, comme le prouvent les inscriptions achéménides, les orfèvres mèdes ornaient les murs des palais royaux de la capitale impériale de Suse.

L’art mède reste cependant une question de spéculation. Apparemment, cette situation a duré jusqu’à ce que les palais royaux d’Ecbatane soient découverts et étudiés.

  • Mausolée d’Esther et Mardochée, Hamadan est le gardien de l’un des événements les plus importants du peuple juif, « Pourim ». Dans cette ville, nous aurons l’occasion d’explorer un événement historique qui a eu lieu sous le règne de Xerxès, le roi des Achéménides. En fait, la fête de Pourim est célébrée chaque année le 14e jour du mois juif d’Adar. Il commémore le salut miraculeux du peuple juif contre le complot du méchant Haman. Esther, l’épouse de Xerxès, est intervenue au nom du peuple et a dénoncé le plan d’Haman au roi. Le 14 Adar a été alors choisi comme date de célébration de la fête de Pourim.
  • Le musée de Rakhtshooy Khaneh (Laverie) de Zanjan est un bâtiment qui date de la période qajar et expose les vêtements typiques du peuple azéri de la région de Zanjan. En réalité, le musée était une ancienne blanchisserie traditionnelle située dans la rue principale et historique de la ville. Zanjan est entouré de montagnes et est situé à 1630 au-dessus du niveau de la mer, la température y est généralement très basse. Ainsi, une laverie facilitait le lavage des vêtements dans un endroit fermé et chaud qui abritait les femmes du quartier pour laver, sécher et raccommoder les vêtements. Ce lavoir peut être divisé en deux parties : la partie consacrée à la direction et la salle de lavage de forme rectangulaire équipée d’un jet d’eau courante. À l’étage supérieur où se trouvait autrefois la salle de direction, il existe un espace dédié à la fabrication des produits de l’artisanat de Zanjan, comme les pantoufles orientales. Le mot « babouche » dérive du mot persan « Papoosh » composé de pa (pied) et de poosh (couverture) et donc de couvre-pied ou babouche en français.

Dîner et nuit à l’hôtel.

 

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Jour 14 : Zanjan- Soltaniyeh- Hôtel IBIS (Téhéran)

Le matin, nous visitons le complexe du bazar de Zanjan, puis nous partons pour Téhéran, en chemin nous visiterons le site archéologique de Soltaniyeh :

  • Le froid, la neige et le vent glacial de l’hiver sont les principales raisons de la construction des lieux publics et des bazars dans la partie ouest de l’Iran. Le bazar de Zanjan est un exemple important qui montre bien les détails avec ses voûtes en briques et ses passages plus étroits et moins hauts que les bazars similaires dans les zones chaudes. La construction de la voûte empêche l’échange de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur et la petite taille crée un environnement confortable pour les humains, de sorte que la chaleur produite par les activités, les lampes et les radiateurs dans les magasins peut abaisser la température hivernale de la ville et rendre le bazar praticable même dans les périodes les plus froides de l’année. Pour éclairer et climatiser les passages, les toits sont généralement munis de trous à l’extrémité qui, en plus de laisser entrer la lumière naturelle du plafond, créent une harmonie visuelle. Le long du chemin du bazar, il y a de nombreux magasins qui fabriquent et vendent toutes sortes de couteaux, en particulier les couteaux pliants typiques de Zanjan.

Le dôme de Santa Maria del Fiore (Duomo), construit sur une cathédrale du XIIIe siècle à Florence, est considéré comme structure la plus proche du Dôme de Soltaniyeh. La construction de la cathédrale a commencé en 1296 par l’architecte florentin Arnolfo di Cambio, mais la réalisation du dôme est restée une problématique pendant plus de cent ans. Le projet a finalement été confié à Filippo Brunelleschi, qui a fait construire un dôme à double coque d’une hauteur de 39 m. Le dôme, érigé entre 1420 et 1436, est l’une des réalisations architecturales les plus importantes et les plus impressionnantes du XVe siècle. Comme l’a démontré Piero Sanpaolesi, le dôme de Santa Maria del Fiore, en appliquant la structure à double coque, a peut-être été inspiré par celui de Soltaniyeh. Soltaniyeh est une petite ville d’Iran située à environ 300 km au sud-est de Tabriz. Pendant une trentaine d’années, elle a été la résidence d’été des tribus mongoles Ilkhanides.

  • Le dôme de Soltaniyeh, le plus grand dôme en brique du monde, d’une hauteur d’environ 48,5 mètres, repose sur une haute construction octogonale, dont chaque côté mesure près de 80 mètres. Le dôme, recouvert par les carreaux de faïence turquoise, est entouré de huit minarets. Si vous voulez découvrir les symboles, les motifs floraux, la géométrie, la calligraphie et la symétrie de l’architecture iranienne, vous devez contempler chaque coin de cet édifice qui, par sa beauté chromatique, vous laissera sans voix.

Nous continuons notre voyage vers Téhéran. Dîner et petit repos à l’hôtel Ibis.

 

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Jour 15 : Retour chez vous

L’aéroport est à dix minutes à pied de l’autre côté du pont piétonnier, et il y a aussi des navettes qui passent devant l’hôtel toutes les vingt minutes.
Nous vous souhaitons un bon voyage et à très bientôt.

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