Unesco

Patrimoine culturel de l'Iran

Ziggourat de Tchoga Zanbil

Chogha Zanbil signifiant en persan « le panier monticule » est un ancien complexe élamite dans la province de Khuzestan, et à 30 kilomètres au sud-est de Suse. Cet endroit abrite la mieux conservée et la plus grande de toutes les ziggourats de la Mésopotamie et du plateau iranien. Chogha Zanbil a été construit par le roi Untash-Napirisha, principalement pour honorer le grand dieu Inshushinak, c’est-à-dire la garde de Suse. La ziggourat a été construite en cinq étages dont deux restent aujourd’hui.

En 1979, Chogha Zanbil est devenu le premier site iranien à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Persépolis

Persépolis, en persan Takht-e Jamshid “le trône de Jamshid”, est situé dans la plaine de Marvdasht, entouré de la montagne de Kuh-e Rahmat « montagne de Miséricorde » à 70km de la ville de Shiraz. Persépolis était la capitale de l’empire achéménide du règne de Darius jusqu’à sa destruction par Alexandre. Persépolis était une résidence royale printemps/été et semble avoir été conçue comme un centre cérémoniel où les représentants des États soumis venaient rendre hommage au roi.

Le site historique de Persépolis a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979.

Meidan-e Emam

La place Naqsh-e Jahan (également appelé place Shah ou place Emam) est le principal site touristique d’Ispahan. La place est entourée de différents monuments chacun avec une différente architecture et ensemble avec le bazar, ils forment un immense complexe à explorer. La place Emam a été construite sur l’ordre de Shah Abbas et son architecture est attribuée à Sheikh Bahaei. Comme la stratégie politique de Shah Abbas était concentrée sur la centralisation, l’idée principale du projet était de refléter toutes les composantes du pouvoir. Ainsi, la mosquée Emam (Shah) représente le pouvoir du clergé, le bazar représente le pouvoir des marchands et le palais Ali Qapu représente le pouvoir du Shah.

En 1979, la place Naqsh-e Jahan a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Takht-e Sulaiman

Situé à 45 km de la ville de Takab, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, au nord-ouest de l’Iran, ce complexe historique et culturel est, selon la légende, le lieu de naissance de Zoroastre. Datant de l’époque sassanide, le trône de Soleyman, en persan Takht-e Soleyman était considéré comme l’un des plus grands centres d’enseignement, religieux, social et de culte iraniens avant l’Islam. Le site est une interaction ingénieuse entre l’homme et l’environnement : un lac, un volcan, un temple du feu et un palais royal.

Le site est classé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 2003.

Bam et son paysage culturel

Dans le sud-est de l’Iran, sur la route de la soie, se trouve la ville désertique de Bam.  À quelques kilomètres de la ville actuelle de Bam, on voit les ruines d’une ancienne ville du même nom, la citadelle de Bam (Arg-e Bam). Les origines de la plus grande construction en adobe au monde remontent à l’époque achéménide. Cette citadelle, construite entièrement en adobe, est un bel exemple d’une ville médiévale fortifiée dans le désert d’Iran. En 2003, un grand tremblement de terre a malheureusement dévasté la plupart de la citadelle de Bam. Cependant, les projets de restaurations ont tout de suite commencé pour restaurer ce chef-d’œuvre dans son état d’origine. Aujourd’hui, grâce aux travaux de restauration, beaucoup de visiteurs sont encore impressionnés par la gloire de ce joyau. Il va sans dire que le plan de la citadelle a été entièrement préservé après sa reconstruction.

En 2004, ce site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pasargades

Pasargades, d’une superficie d’environ 180 acres, situé à 130 km de la ville de Shiraz, La capitale du premier grand empire multiculturel d’Asie occidentale, l’un des premiers empires à avoir respecté la diversité culturelle de son peuple. Les principaux vestiges existant sur le site : le palais royal, le jardin royal et d’autres jardins (le plus ancien exemple du jardin persan), le tombeau de Cyrus (très modeste malgré la grandeur de ce roi tolérant et respectueux) et la prison de Salomon (il pourrait s’agir plutôt d’un temple du feu qu’une prison) témoignent bien l’architecture exceptionnelle des Achéménides.

En 2004, ce site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Soltaniyeh

Soltaniyeh, situé dans la province de Zanjan, à 240 km de Téhéran, était la capitale des souverains mongols Ilkhanides de Perse au 14ème siècle. Le monument le plus connu de la ville de Soltaniyeh, est le mausolée d’Il-khan Öljeitü (Muhammad Khodabandeh), connu comme le dôme de Soltaniyeh. Ce dôme est le symbole de l’architecture islamique, l’exemple le plus ancien de double coupole en Iran. Il s’agit d’un édifice en forme octogonale couronné d’une coupole à 50 m de haut recouverte de carreaux de faïence turquoise et entourée de huit minarets. Une grande partie de sa décoration extérieure a été perdue, mais l’intérieur conserve de superbes mosaïques, carreaux de faïences et peintures murales.

Soltaniyeh a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005.

Behistun

Le site historique de Behistun, appelé aussi Bisotun, est situé dans la province de Kermanshah au nord-ouest de l’Iran, sur une des branches de la route de la soie qui relie le plateau iranien à la Mésopotamie. Ce site historique couvre 116 hectares et abrite seize monuments historiques. Certains de ces monuments comprennent les bas-reliefs et les inscriptions commandés par Darius Le Grand et qui racontent l’histoire des rebellions auxquelles Darius a dû faire face.

Le site est devenu un site du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006.

Ensembles monastiques arméniens de l’Iran

Les ensembles monastiques arméniens de l’Iran sont situés au nord-ouest de l’Iran dans la province d’Azerbaïdjan. Ils manifestent la valeur universelle des traditions architecturales et décoratives arméniennes. Ces ensembles monastiques se composent de deux monastères et une chapelle : le monastère Saint-Thaddée, le monastère Saint-Stepanos ou Saint-Étienne et la chapelle Dzordzor. Le plus ancien d’entre eux et le deuxième centre religieux de l’église arménienne est le monastère Saint Thadée. Ils datent entre 7e et 14e siècle mais ont été reconstruits à plusieurs reprises en raison des catastrophes humaines et naturelles.

En 2008, ils ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Système hydraulique historique de Shushtar

Shushtar est une ville située dans la province de Khuzestan, au sud-ouest de l’Iran. Shushtar doit une grande partie de sa renommée au système hydraulique historique qui s’y trouve. La construction principale de ce complexe remonte à la période achéménide au 5ème siècle, sous le règne de Darius le Grand. La majeure partie de sa construction remonte à la période sassanide. Il visait une utilisation optimale de l’eau en appliquant les anciennes techniques de traitement de l’eau. Le système hydraulique historique de Shushtar est un ensemble interconnecté de ponts, de barrages de moulins, de cascades d’eau, de canaux et de tunnels.

Ce système a été inscrit sur la liste de l’UNESCO en tant que site du patrimoine culturel matériel en 2009, dénommé « comme le chef-d’œuvre du génie créatif humain ».

Ensemble du Khanegah et du sanctuaire de Sheikh Safi al-Din à Ardabil

Ensemble du Khaneghah et du sanctuaire de Sheikh Safi Al-Din est un lieu de retraite spirituelle soufie datant du début du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit du lieu de sépulture de Sheikh Safi Al-Din, l’un des fondateurs du soufisme en Iran. Le complexe, étant un bel exemple de l’architecture iranienne médiévale, comprend une bibliothèque, une mosquée, une école, un mausolée, une citerne, un hôpital, des cuisines, une boulangerie et quelques bureaux. Une combinaison parfaite de l’art, de la religion et de l’architecture safavide.

En 2010, cet ensemble a été enregistré sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ensemble du bazar historique de Tabriz 

Le plus grand marché couvert de l’Iran et l’un des plus anciens du Moyen-Orient, le bazar de Tabriz est un vaste complexe comptant 6500 magasins, 25 timchehs (petit caravansérail), 11 couloirs et quelques écoles, mosquées et hammams. Il y existe 40 différents types de commerces. Le bazar de Tabriz n’est donc pas un simple lieu d’échanges commerciaux mais aussi culturels qui a bien conservé ses aspects historiques, sociaux et architecturaux. En raison de l’emplacement de ce complexe, situé sur la route de la soie, il a été considéré comme l’un des centres commerciaux les plus importants pendant de nombreux siècles.

Le bazar de Tabriz a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010.

Le jardin persan

Ce site comprend neuf jardins sélectionnés de différentes régions de l’Iran : – Ancien jardin de Pasargades à Shiraz, – Jardin d’Eram à Shiraz, – Jardin de Chehel Sotoun à Ispahan, – Jardin de Fin à Kashan, – Jardin d’Abbas Abad à Behshahr, Mazandaran, – Jardin de Shahzadeh à Mahan, Kerman, – Jardin de Dowlat Abad à Yazd, – Jardin de Pahlevanpour à Mehriz, Yazd, – Jardin d’Akbarieh à Birjand, Khorasan. L’architecture des jardins persans dépend fortement des conditions climatiques de l’Iran. Le climat chaud et sec dans certaines villes de l’Iran, fait de l’eau un élément important dans l’architecture. Le but de la création du jardin persan était de fournir un lieu de détente spirituelle et lucrative ; un paradis sur terre.

Ces neuf jardins, inscrits sous le nom de « Jardin Persan », figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011.

Masjed-e Jamé d’Ispahan 

Cette mosquée est le résultat des constructions, des reconstructions, des ajouts et des rénovations continues effectués depuis le 10e siècle jusqu’à la fin du 20e siècle. Dix siècles de l’évolution de l’architecture, des Seldjoukides aux Qadjars. C’est l’une des mosquées les plus anciennes encore debout en Iran, une mosquée à quatre iwans plaçant ainsi quatre portes face à face. Cette disposition (une cour à quatre iwans), à l’époque des Sassanides, était utilisé uniquement pour les palais et les jardins mais dans la construction de la mosquée Jameh, elle a été adaptée, pour la première fois, sous une forme religieuse. Les coupoles à double coque de la mosquée Jameh d’Ispahan représentent aussi une innovation architecturale qui a inspiré l’architecture de la région.

Masjed-e Jāme’ d’Ispahan a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012.

Gonbad-e Qabus

Gonbad-e Qabus est l’une des tours de briques les plus hautes du monde. Elle a été construite au 10e siècle lorsque le roi ziyaride, Qabus, fils de Voshmgir, régnait sur l’Iran. Il existe plusieurs hypothèses sur la fonction de ce monument. Certaines pensent qu’il s’agissait d’un monument funéraire mais les archéologues n’ayant trouvé aucun cadavre, il est impossible d’approuver ou désapprouver cette histoire. D’autres pensent qu’il s’agissait d’un point de direction pour les voyageurs égarés ou les caravansérails qui traversaient la route. Quoi que soit le but de sa construction, Gonbad-e Qabus est un témoin de l’histoire, de l’art et de l’architecture iranienne.

Ce site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012.

Palais du Golestan

Le complexe du Palais du Golestan (jardin des fleurs) a été construit, à l’origine, sous le règne du roi Tahmasp de la dynastie Safavide. Il a été rénové par la suite par Karim Khan de la dynastie Zand. Puis Agha Mohammad Khan de la dynastie Qadjar a choisi Téhéran comme capitale. Le complexe du palais (la cour et le palais du Golestan) est devenu la résidence officielle et le siège de la dynastie Qadjar. Les Pahlavis y ont été aussi couronnés.

Le complexe du palais du Golestan se compose de différentes structures, notamment des palais, des musées et des salles. Il comprend également trois archives principales, dont des archives photographiques, une bibliothèque conservant des manuscrits et une archive de documents.

Il a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013.

Shahr-e Sokhte

Shahr-e Sokhteh signifiant « la ville brûlée », comprend les vestiges d’une ancienne ville et d’un site archéologique de l’Âge du Bronze dans le sud-est de l’Iran dans la province de Sistan-et-Baloutchistan. Shahr-e Shokhteh est composé de cinq secteurs principaux : le quartier résidentiel, la partie centrale, la zone industrielle, des monuments historiques, le cimetière.

Les découvertes archéologiques très diverses qui ont été effectuées dans la ville indiquent l’existence d’une civilisation riche et puissante : la première chirurgie du cerveau, le premier œil artificiel au monde, le premier film cinématographique, une règle en bois, les échecs et le backgammon, des bijoux, le système d’alimentation en eau et d’évacuation des eaux usées, des industries telles que le textile, la filature, le tournage sur bois, la marqueterie, la fabrication de marbre, le tissage de filets de pêche, la poterie, la fabrication de sceaux, le tissage de tapis et la fabrication d’outils en métal.

En 2014, le site archéologique Sharhr-e Sokhteh a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Paysage culturel de Meymand

Maymand est un village troglodyte très ancien situé près de Shahr-e Babak, dans la province de Kerman dans le sud-est de l’Iran. Ce village est habité depuis 3000 ans, ce qui en fait l’un des quatre plus anciens villages de l’Iran. Selon les recherches archéologiques, le village est même ancien de 12000 ans. Des pierres gravées de 10000 ans et des poteries de 6000 ans ont été découverts sur le site. La majorité des habitants locaux sont des bergers semi-nomades. Ils migrent trois fois par an pour protéger les ressources naturelles. Les maisons, appelées « Kicheh » sont toutes creusées à la main. Comme le nombre et la taille des chambres varient d’une maison à l’autre, les Kicheh n’ont pas la même structure.

En 2015, le paysage culturel de Maymand a été enregistré sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La cité antique de Suse

Suse, ancienne cité de l’Iran, située dans la province de Khuzestan, au pied des monts Zagros, dans le sud-ouest du pays, est considérée comme l’un des plus anciens établissements humains du monde avec une histoire de plus de 6000 ans. Suse a été la capitale des Élamites et puis celle des Achéménides. De grandes réalisations dans différents domaines tels que le système d’écriture, l’architecture et la fusion des métaux et du verre ont été le résultat des efforts des Elamites pour développer et faire progresser leur capitale de trois mille ans. Cette ville, mentionnée dans la Bible, est une zone d’une centaine d’hectares divisée en trois parties: l’Acropole, le cœur de la Suse proto-élamite, la Ville royale, l’environnement urbain de la ville et l’Apadana, où le palais de Darius fut érigé.

Cette ancienne ville a été reconnue comme site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 2015.

Le qanat perse

Qanat signifiant littéralement « canal » en persan est un tunnel souterrain qui dirige l’eau douce d’une source dans les montagnes vers une ouverture à une altitude inférieure, à des fins d’irrigation. Le Qanat est un moyen ingénieux et durable de fournir facilement un approvisionnement en eau fiable à toutes les sociétés vivant dans les régions chaudes ou arides de l’Iran. Cette infrastructure de distribution d’eau remonte à environ 3 000 ans. Elle a été développée dans l’ancienne Perse et utilisée plus tard par les pays voisins occidentaux et orientaux.

En 2016, ces onze Qanats : Qanat Qasabeh, qanat de Baladeh, qanat de Zarch, qanat Hasam Abad-e Moshir, qanat Ebrahim Abad, qanat de Vazvan, qanat Mozd Abad, qanat de la Lune, qanat de Gowhariz, Ghasem Abad, Akbar Abadont ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ville historique de Yazd

Yazd est une ville désertique située sur le plateau central iranien, au sud-est d’Ispahan et entourée par le Dasht-e Kavir au nord et le Dasht-e Lut au sud. Le nom est dérivé de Yazdegerd I, le roi sassanide. La ville est un centre du zoroastrisme depuis le IIIe siècle après J.-C. Yazd, ayant survécu aux différentes périodes de l’histoire, abrite une variété d’attractions historiques telles que la mosquée Jame, le jardin Dowlat Abad, le complexe Amir Chakhmagh, le temple du feu zoroastrien les tours du silence…

Yazd est la seule ville iranienne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, où les gens vivent encore.

Paysage archéologique sassanide de la région du Fars

La province de Fars, située au sud-ouest de l’Iran, a été pendant 400 ans le siège de la dynastie sassanide, le dernier royaume de l’empire Perse avant l’invasion de l’islam. Ces quatre cent ans ont marqué l’apogée de la civilisation de la Perse. Huit sites, sur trois zones différentes de cette terre historique, ont été reconnus par l’UNESCO comme patrimoine mondial sous le nom de « Paysage archéologique sassanide de la région du Fars ». Il souligne l’importance de l’architecture sassanide, ses aspects innovants et son influence durable.

Ces huit sites ont été reconnus, en 2018, comme patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Patrimoine naturel de l’Iran

Désert de Lout

Dasht-e Lut ou le désert de Lut est un grand désert salé situé dans le sud-est de l’Iran. Ce désert hyperaride a été identifié par la NASA comme l’endroit le plus chaud de la planète Terre. Dasht-e-Lut s’étend sur 175000 kilomètres carrés, soit environ 10% des terres de l’Iran. « Lout », en persan, signifie une terre dénudée, sans végétation. Les « Kaluts » (Yardangs) sont des phénomènes naturels de Lut. Ces hautes formations de sable qui sont formées par des siècles d’érosion éolienne créent des paysages spectaculaires dans la partie ouest du désert.

En 2016, le désert Lut a été voté comme le premier site naturel de l’Iran inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Forêts hyrcaniennes

Les forêts hyrcaniennes, également appelées les forêts caspiennes, remontent à 25 à 50 millions d’années et couvrent 7% de la surface du pays. S’étendant sur les pentes nord des monts Alborz et les zones côtières le long de la mer Caspienne, elles couvrent cinq provinces du nord de l’Iran, notamment la province d’Ardabil, la province de Gilan, la province de Mazandaran, la province de Golestan et la province de Khorasan du Nord.

En 2019, les forêts hyrcaniennes ont été inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Patrimoine culturel immatériel de l'Iran

Le Radif de la musique iranienne

Le Radif est le répertoire modèle traditionnel de la musique classique iranienne. Il comprend plus de 250 séquences mélodiques, appelées « Gusheh », disposés dans des ordres spéciaux en douze (ou treize) recueils sur la base de leurs affinités modales et mélodiques. Le Radif est considéré comme l’emblème principal et le cœur de la culture musicale iranienne, qui est transmise de maître à disciple. Les musiciens iraniens apprennent et mémorisent ce répertoire pour se familiariser avec la théorie et la pratique de la musique classique persane pour pouvoir improviser ou composer la musique traditionnelle selon leurs propres termes. L’importance de la musique iranienne dans la culture mondiale est telle qu’en 2009, le Radif a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

L’art dramatique rituel du Ta‘zīye

Ta’zīye est un art dramatique rituel qui raconte des événements religieux, des histoires historiques et mythiques et des contes populaires. Chaque représentation comporte quatre éléments : la poésie, la musique, le chant et le mouvement. Le Ta’zīye joue également un rôle important dans la préservation des métiers associés, tels que la confection de costumes, la calligraphie et la fabrication d’instruments. Sa flexibilité l’a conduit à devenir une langue commune pour différentes communautés, favorisant la communication, l’unité et la créativité.
L’art dramatique rituel du Ta‘zīye a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010.

La musique des Bakhshis du Khorasan

Dans la province du Khorasan, les Bakhshis sont réputés pour leur talent musical avec le dotār, un luth traditionnel à deux cordes et à long manche. Ils racontent des poèmes et des épopées islamiques et gnostiques contenant des thèmes mythologiques, historiques ou légendaires. Ainsi, ils sont considérés comme les gardiens de la culture de leur communauté. Leur musique, connue sous le nom de Maghami, se compose de pièces instrumentales et/ou vocales, interprétées en turc, kurde, turkmène et persan. Navāyī est le magham le plus répandu : varié, vocal, sans rythme, accompagné de poèmes gnostiques.
En 2010, la musique des Bakhshis du Khorasan a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Les rituels du Pahlevani et du Zoorkhanei 

Pahlevani est un art martial iranien qui combine des éléments de l’Islam, du gnosticisme et d’anciennes croyances persanes. Il décrit un ensemble rituel de mouvements gymnastiques et callisthéniques exécutés par dix à vingt hommes, appelés Pahlevan chacun maniant des instruments symbolisant des armes anciennes. Le rituel se déroule dans une Zurkhaneh (maison de la force), un lieu considéré comme sacré, avec une arène octogonale et des sièges pour le public. Il existe actuellement 500 Zurkhaneh à travers l’Iran, chacun comprenant des pratiquants, des fondateurs et un certain nombre de Pīshkesvats (les pionniers).
Ces rituels ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2010.

Les savoir-faire traditionnels du tissage des tapis du Fars

Les Iraniens jouissent d’une réputation mondiale dans le domaine du tissage de tapis, et les tisseurs de tapis du Fars, situé dans le sud-ouest de l’Iran, sont parmi les plus importants. Lorsqu’on parle du tapis de Shiraz, il s’agit d’un tapis simple, pas très serré (pourtant extrêmement résistant), une chaîne et une trame en laine. Ces tapis sont presque toujours de style géométrique et le rouge-marron est la couleur typique. Le tapis Fars est un produit artisanal des nomades de cette région. Un travail d’équipe ! les hommes sont responsables de la tonte de moutons et les femmes conçoivent et tissent des tapis.
Les savoir-faire de tous les processus de tissage sont transmis aux nouvelles générations par les traditions orales et ils ont heureusement été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2010.

Les savoir-faire traditionnels du tissage des tapis à Kashan

La ville de Kashan était le centre du tissage de tapis à l’époque des Safavides et de nombreux ateliers été créés dans cette ville. Le tapis Kashan est l’un des tapis les plus glamour de l’Iran. Ce chef-d’œuvre est tissé sur des cadres verticaux, et sont tissés en coton ou en soie en appliquant le nœud persan (nœud asymétrique). Outre le savoir-faire des tisseurs de tapis qui sont en majorité des femmes, les chants folkloriques qu’elles chantent pendant le tissage sont aussi un trésor de la culture orale persane.
Les savoir-faire traditionnels du tissage de tapis à Kashan ont été inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en 2010.

Les compétences traditionnelles de construction et de navigation des bateaux iraniens Lenj dans le golfe Persique

La construction de Lenj est l’une des plus anciennes industries locales du sud de l’Iran qui remonte à la période Afsharide. Lenj est un type de grand bateau ou de petit navire utilisé pour le transport de passagers ou de marchandises. Ces bateaux, considérés comme des objets d’artisanat, se trouvent généralement sur les côtes du golfe Persique, de la mer d’Oman et de l’océan Indien. Les habitants de la côte nord du golfe Persique utilisent leurs propres Lenj, construits à la main, pour les voyages en mer, le commerce, la récolte des perles et la pêche. Comme beaucoup d’autres professions dans le passé, les compétences de la construction de Lenj ont été transmises de père en fils, au fil du temps et les Lenj se construisent sans plan.
Les compétences traditionnelles de construction et de navigation des Lenj dans le golfe Persique ont été inscrites comme patrimoine immatériel de l’Iran à l’UNESCO en 2011.

Le Naqqāli, narration dramatique iranienne

Naqqāli signifie « narration ». Il englobe de nombreux aspects de l’art et de la performance dans sa nature, au point que certains chercheurs pensent qu’il joue un rôle majeur dans la formation du théâtre et des pièces modernes. Cette forme de récit est accompagnée d’un instrument de musique et, en fonction du genre de l’histoire, Naqqāl – le narrateur- choisit de ne raconter que les vers ou de raconter l’histoire sous forme musicale. Les Naqqāl sont les gardiens du folklore, des histoires épiques et de la musique folklorique. Naqqāli fait entendre des légendes et des contes populaires de l’Empire perse.
Naqqāli a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2011.

Les rituels Qālišuyān de Mashad-e Ardehāl à Kashan

Mashhad-e Ardahal est un village situé à l’ouest de la ville de Kashan. Il abrite la tombe du Sultan Ali, le fils du cinquième imam chiite. Selon la légende, Sultan Ali a été tué dans le village par ses ennemis. Ses partisans sont ensuite arrivés et ont enveloppé son corps dans un tapis et l’ont lavé dans un ruisseau. La cérémonie annuelle du lavage de tapis (Qālišuyān) est associée à cette légende. Chaque année, le deuxième vendredi du mois de Mehr (7e mois du calendrier persan), des milliers de personnes vont à ce village pour pleurer la mort de Sultan Ali. Ils se rendent à pied jusqu’à son sanctuaire, et portent les restes du tapis sacré utilisé pour envelopper le corps. D’autres prennent des bâtons et les tournent dans l’air en signe de lutte contre les meurtriers. Les restes du tapis sont ensuite lavés dans un ruisseau dont les eaux sont considérées comme sacrées et finalement, ils le ramènent au sanctuaire.
En 2012, ces rituels ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Norouz, le nouvel an iranien

Norouz marque le premier jour du printemps et est célébré le jour de l’équinoxe vernal (généralement le 21 mars). Il est célébré comme le début de la nouvelle année par plus de 300 millions de personnes dans le monde entier depuis plus de 3000 ans. Le mot Norouz signifie « nouveau jour » et son orthographe et sa prononciation peuvent varier selon les pays (Nawrouz, Novruz, Nauryz, Nooruz, Nowruz, Navruz, Nevruz). On dit que Norouz est enraciné dans le zoroastrisme, l’ancienne religion persane. Aujourd’hui, il s’agit bien d’une célébration universelle que d’une fête religieuse.
Norouz a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2016.

La culture de la fabrication et du partage de pain plat Lavash, Katyrma, Jupka, Yufka

En tant qu’un aliment de base et nutritif, le pain a un statut respectable et précieux dans la cuisine et la culture persanes. Lavash est un pain fin et moelleux d’environ trois mm de diamètre fait de pâte sans levain. La fabrication et le partage du pain Lavash est une tradition ancestrale qui existe sous diverses formes en Iran, dans le Caucase et dans certaines parties de l’Asie occidentale et centrale. Les compétences et les rituels entourant la préparation, la fabrication, le stockage et l’utilisation du pain plat – appelé lavash, katyrma, jupka ou yufka – sont partagés par de nombreux pays dans la région.
L’Azerbaïdjan, l’Iran, le Kazakhstan, le Kirghizstan et la Turquie ont inscrit ce pain sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en 2016.

Le Chogan, jeu équestre accompagné de musique et de contes

Chogan (Polo) est un jeu équestre divertissant qui se joue depuis près de 2500 ans. Le jeu est composé de deux équipes et consiste à faire passer le ballon à travers les poteaux de but de l’équipe adverse à l’aide d’un bâton. Pendant le jeu, les musiciens jouent de la musique traditionnelle et les narrateurs racontent des histoires. Il s’agit donc d’une combinaison d’éléments athlétiques, artistiques et culturels représentant l’histoire et l’identité d’une nation. Pour la première fois, Chogan a été joué à l’époque des Achéménides en Iran. Au fur et à mesure que les Achéménides étendaient leurs frontières, cet ancien jeu iranien a trouvé son chemin vers d’autres pays. Le Chogan peut être considéré comme le sport d’équipe le plus ancien au monde.
En 2017, cet ancien jeu persan a été reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

L’art de fabriquer et de jouer du kamantcheh/kamanche, instrument de musique à cordes frottées

Kamantcheh, un instrument de musique à cordes frottées, est un élément fondamental de la musique classique et folklorique en Iran et en Azerbaïdjan. Kamantcheh a quatre cordes qui s’étendent sur toute la longueur de l’instrument. Le corps principal est généralement construit en bois de Mûrier et le son émis est très agréable à l’oreille. Kamantcheh remonte à l’époque préislamique de l’Iran. Sur la base des preuves visuelles disponibles de différentes époques historiques, on peut affirmer que le Kamantcheh a été joué dans de nombreuses cérémonies iraniennes, parmi lesquelles figurent les miniatures historiques du palais de Tchehel Sotoun à Ispahan, qui datent de la dynastie des Safavides.
L’UNESCO a inscrit l’art de fabriquer et de jouer du kamantcheh comme un patrimoine culturel immatériel de l’Iran en 2017.

Les savoir-faire traditionnels liés à la fabrication et à la pratique du Dotâr

Dotâr signifie « deux cordes » en persan. Cet instrument de musique à long manche possède deux cordes qui émettent un joli son. Comme Dotâr est joué par des musiciens dans différentes villes et provinces, la structure de l’instrument et le style de jeu changent légèrement selon chaque région. En général, il existe trois grandes catégories de dotâr iranien : « dotâr du Khorasan », « dotâr turkmène » et « dotâr de Mazandaran ». Tout en jouant, les joueurs racontent des récits épiques, historiques, lyriques, moraux et gnostiques. Les connaissances traditionnelles relatives à l’artisanat et au jeu du dotâr sont transmises du maître à l’élève, et aussi présentes dans la littérature orale et écrite locale.
Les savoir-faire traditionnels liés à la fabrication et à la pratique du Dotâr ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2019.